C'est là que j’ai souhaité parler à Germán. J’ai avec Germán une connexion très particulière. Il est jeune, mais c'est une vieille âme, j’ai avec lui cette étrange sensation qu’on a déjà fait un long chemin ensemble, qu’on se connait d’avant. Et donc un jour je lui ai dit que je voulais lui avouer deux choses : une bonne et une plus compliquée. Je lui ai raconté toutes les jolis mots et attentions que je voulais partager avec lui et je lui ai dit que je n'osais pas les lui dire parce que je craignais que cela ne m’engage vis à vis de lui dans un avenir, dans une relation autre, dans laquelle je ne me voyais pas. Je lui ai dit qu'il me remplissait d'énergie positive, qu'il me manquait quand il n'était pas là, qu'il me rendait heureuse, que je l'aimais - mais que j'avais d'autres amants. Il a répondu : “OK”, qu'il n’avait pas non plus envie une relation «sérieuse». Alors j'ai voulu savoir ce qu'était une «relation sérieuse», que si sans elle on pouvait quand même imaginer de continuer à mélanger un peu nos vies, que si par exemple rencontrer mes enfants pourrait rentrer dans le cadre de cette relation «non sérieuse». On s’est dit que oui. Alors un jour, il est passé à la maison sans ambages, et on a partagé une pizza tous ensemble. Et j'ai aimé le voir un peu plus profond dans ma vie. J'aime pouvoir lui dire à quel point je tiens à lui, j'aime qu'il accepte que je voie les autres, car il à lui ça ne lui enlève rien. J’ai eu de la chance ? Non, j'ai sans doute créé une relation comme j'en avais besoin...
Un mot à dire ?