Je vois ces chemins qui s’écartent et je te sens glisser lentement vers l’oubli. Je te laisse aller, ma vie se détache de la tienne, tu dérives, je te lâche. C’est avec moins d’angoisse et de déchirement qu’il y a quelques mois. Tel un fruit qui décroche enfin en douceur, bien qu’un peu triste, il m’aura fallu ces étapes, ce temps pour mûrir.
Que finalement je t’abandonne à un autre sentier créera peut-être un espace, à mes côtés. Un nouvel espace libre, un nouvel espace en creux, fécond, qui après avoir saigné, libérant son nid raté, serait prêt à accueillir un autre, pour un autre bout de chemin de vie.
Adieu, tache d’être heureux.
Un mot à dire ?